Les officiels, lors de l’rencontre. On reconnait l’initiateur, l’honorable député Dorland Olengue (3e à droite).
Par Breveta Moubona Lemagna R
La Salle d’Arambo de Libreville a accueilli, ce 17 juillet 2026, une rencontre d’information réunissant des jeunes venus des onze départements du Haut-Ogooué. Initiée par le député Dorland Olengue, cette séance visait à rapprocher la jeunesse des dispositifs de financement et à rappeler que les opportunités existent pour ceux qui préparent sérieusement leurs projets.
Dorland Olengue : mieux informer pour mieux entreprendre
Prenant la parole à l’ouverture des échanges, Dorland Olengue a expliqué que cette initiative est née d’un constat préoccupant. Depuis 2020, 25 milliards de francs CFA ont été mobilisés en faveur de la jeunesse gabonaise, mais seulement 8,9 milliards de francs CFA ont été effectivement sollicités.
Pour le député, cette situation s’explique principalement par un déficit d’information. « Quand tu manges dans une assiette, il ne faut jamais oublier la fourchette », a-t-il déclaré, invitant les jeunes à rechercher les informations nécessaires pour saisir les opportunités qui leur sont offertes.
Interrogé sur son action parlementaire, il a rappelé que les questions adressées au gouvernement traduisent les préoccupations des citoyens. Il a également plaidé pour le développement de formations dans des métiers encore largement occupés par des expatriés, notamment dans les secteurs de l’aluminium, des baies vitrées et d’autres filières techniques porteuses d’emplois.
Ovono Obiang: des projets solides avant les financements
Expert et conseiller de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG), Ovono Obiang a rappelé qu’un financement bancaire n’est jamais un cadeau. Chaque projet retenu fait l’objet d’un suivi afin de garantir sa bonne exécution et d’éviter les échecs observés par le passé.
Selon lui, les jeunes doivent privilégier des projets réalistes, bien structurés et capables de démontrer leur viabilité avant de solliciter un accompagnement financier.
Franck Nzengue : financer, former et accompagner
Représentant du PMP, Franck Nzengue a présenté un fonds d’amorçage de 450 millions de francs CFA, avec un plafond fixé à 1,5 million de francs CFA par projet.
Il a précisé que ces financements ne sont pas remis directement en espèces, mais mobilisés selon les besoins réels des projets. Il a également insisté sur plusieurs solutions : créer des entreprises répondant aux besoins du marché local, rechercher les bonnes informations, veiller à ce que les jeunes éligibles bénéficient effectivement des dispositifs existants et profiter des formations gratuites proposées par le programme.
Pour lui, un accompagnement efficace ne se limite pas au financement ; il passe aussi par la transmission des compétences nécessaires à la réussite des entrepreneurs.
Une jeunesse invitée à passer à l’action
Au terme de cette rencontre, les intervenants ont partagé une même conviction : le financement constitue une étape et non une finalité. Avant de solliciter un appui, chaque porteur de projet doit structurer son idée, acquérir les compétences nécessaires et répondre à un besoin concret.
À travers cette initiative, les organisateurs ont voulu rappeler que les opportunités existent bel et bien. Encore faut-il savoir les identifier, s’y préparer et faire preuve de persévérance pour transformer une idée en une entreprise durable.
