Par Annie MAPANGOU
Le Syndicat national des enseignants et chercheurs de l’Université Omar Bongo (UOB) a organisé une conférence de presse, ce mardi 20 janvier 2026, à la salle des professeurs du Département de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’UOB pour relater les faits qui les ont conduits à déposer un préavis de grève.
Ce Syndicat sollicite la mise en place urgente d’une Commission tripartite visant à examiner et faire aboutir toutes les situations administratives jusqu’à leur mise en solde.
C’est dans cet optique que le président du SNEC – UOB, Mathurin Ovono Ebe, Maître de Conférences CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur) a déclaré que: «Le SNEC – UOB revendique l’apurement intégral de la dette pédagogique de 464.937.832 fcfa, comptant pour l’année universitaire 2022 – 2023.»
Par rapport à l’année 2022 – 2023, il a indiqué que: «La dette de l’université – salaire s’élève à plus d’un milliard de FCFA. Nous savons que l’Etat ne peut pas tout régler maintenant. Il nous reste un semestre de vacations pour le compte de l’année universitaire 2024 – 2025 mais, nous préférons d’abord taire cette revendication pour permettre à l’Etat de remonter à l’année 2022 – 2023 où, il reste encore 464.937.832 FCFA aux enseignants. Nous faisons cette proposition parce que nous sommes un partenaire social. Nous ne pouvons pas exiger à l’Etat de nous payer le milliard tout de suite. Nous savons que si les 464.937.832 FCFA sont payés, nous pouvons nous asseoir avec les autorités rectorales pour voir comment payer progressivement le reste de la dette »
Le SNEC – UOB revendique aussi la fin de la précarité administrative à l’UOB : Selon le président du SNEC – UOB, cela fait deux ans que l’UOB fonctionne sans certains responsables administratifs. Il s’agit d’un Doyen à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH) ; du Vice-recteur ; des chefs de certains départements. En plus de la régularisation juridique de l’Institut des Langues.
Ce manque participe aux dysfonctionnements de l’Université et au ralentissement de ses activités académiques.
Poursuivant son propos, il a apporté des éclaircissements au sujet de l’Institut des langues : « L’Université Omar Bongo a ouvert un Institut de Langues depuis l’année académique universitaire 2025 – 2026. La décision a été prise en Conseil d’Administration. Certes, la démarche a obéi aux règles parce que c’est parti du Conseil de l’Etablissement. Ensuite, c’est passé au Conseil de l’université et entériné par le Conseil de l’Administration. Mais, malheureusement, cet Institut de langues n’est pas encore régi soit par une ordonnance, soit par un décret. C’est pour cela que nous demandons au gouvernement, à l’Etat de sortir l’Institut des Langues de sa clandestinité.»
Le SNEC – UOB revendique l’électrification de toutes les salles de classe en vue de résoudre le problème de la capacité d’accueil.
«On peut accueillir 8.000 étudiants par tranche et qui pourrait résoudre d’une façon ou d’une autre, le problème des effectifs pléthoriques. Mais, nous ne pouvons pas le faire si les salles de classe ne sont pas électrifiées. » A-t-il indiqué.
A cet effet, le SNEC – UOB sollicite de la part de l’État, l’électrification de toutes les salles de classe afin de pouvoir les utiliser au maximum.
La SNEC – UOB revendique aussi l’arrêt du port de l’uniforme par la toute nouvelle faculté des sciences.
« Depuis deux ans, l’UOB a une troisième faculté. La faculté des sciences bien qu’en facilitant mais, nous dénonçons ici l’usage d’un signe distinctif. Tous les étudiants de l’Université Omar Bongo doivent être logés dans la même enseigne au niveau du port vestimentaire. Il est hors de question qu’une faculté emmène ses étudiants à porter au milieu des autres étudiants ce qui n’est pas à leur avantage. C’est même beaucoup plus dangereux ; parce qu’au moment où nous parlons des violences en milieu scolaire universitaire, on identifie un étudiant qui porte un polo estampillé Faculté des sciences, si on veut lui régler des comptes au moment des rixes et autres.», a-t-il expliqué.
C’est pourquoi, ils revendiquent sans délai l’arrêt du port d’uniforme par la Faculté des sciences.
Retenons que le Président du SNEC – UOB a foi en ce que les autorités répondront d’ici huit jours, pour d’éventuelles négociations. Les membres de ce Syndicat souhaitent que cela se passe ainsi, parce que selon la loi 18/92, la grève est le dernier recours lorsque tout a échoué.
