Le ministre de la Communication et des Médias, au premier plan, entouré de la Mairesse de Ntoum et d’autre officiels

 Par Annie Mapangou

 «L’intelligence artificielle n’est plus qu’une perspective lointaine. Elle est désormais une réalité quotidienne dans les affaires et l’action. Dans les plateformes de diffusion, dans les outils d’éducation et d’information… L’intelligence artificielle offre des opportunités considérables. Elle permet d’améliorer l’accès à l’information, d’accélérer le traitement des données, de diversifier les formats de contenus audio et de toucher audio et de nombreux publics… Elle peut être un levier de modernisation de compétitivité et de de rayonnement».

C’est en ces termes que Le ministre de la Communication et des médias, Germain Biahodjow, s’est exprimé en ouvrant  les travaux de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), le mercredi 21 janvier 2026, à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, à Essassa, sous le thème : «L’IA et son impact sur les médias».

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, du Maire de la Commune de Ntoum, du représentant du Vice-président du Gouvernement, des Représentants des institutions nationales et internationales, de l’Ambassadeur de la République française, des professionnels des médias et des invités.

Cette cérémonie a été marquée par les discours du Maire de la Commune de Ntoum, du Représentant de l’université d’accueil, du président du comité d’organisation de la CIPREF et, celui du Ministre de la Communication et des médias.

Pour le ministre, l’ambition est claire : accompagner la transformation numérique des médias, tout en préservant la liberté de la presse, et la qualité de l’information.

Il a par ailleurs salué l’engagement du Comité d’organisation, les grandes figures du monde de la communication et des médias.

Les objectifs de la CIPREF sont entre autres, structurer un espace francophone de réflexion et d’action ; renforcer les capacités des journalistes et professionnels…

Le Maire de la Commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, tout en souhaitant la bienvenue à l’assistance, a souligné le fait que l’organisation de cet évènement à Ntoum, revêt une signification toute particulière. «Votre présence ici témoigne de l’importance croissante accordée à la réflexion intellectuelle, à l’éthique de l’information et au rôle fondamental de la presse dans la construction de sociétés éclairées, libres et responsables… La commune de Ntoum s’inscrit résolument dans cette vision: celle d’un projet technologique maîtrisé, inclusif et porteur de sens. La tenue de cette conférence au sein de l’Université internationale Berthe et Jean, revêt à cet effet, une portée symbolique forte. »

Selon le Maire, nous ne devons pas accepter que l’intelligence artificielle devienne un substitut de la conscience humaine à l’éthique journalistique et à la responsabilité éditoriale. Elle doit rester au service de l’homme et non l’inverse.

Le représentant de la Fondatrice de l’Université Internationale de Libreville – Berthe et Jean, le Dr Ulrich Kamwa, Directeur général de l’Institut supérieur de Gestion et d’économie appliquée, tout en souhaitant la plus cordiale bienvenue à tous a-t-il indiqué, dans son propos.

«En accueillant cette Conférence internationale de presse francophone sur l’impact de l’intelligence artificielle dans les médias, notre université réaffirme sa vocation profonde: être un sanctuaire de réflexion et un laboratoire d’anticipation où s’articulent savoirs académiques et mutations sociétales… Comme nous le savons tous désormais, l’intelligence artificielle transforme en profondeur le paysage médiatique mondial. Elle modifie les modes de production de l’information, les pratiques journalistiques, les modèles économiques des médias, mais aussi les rapports entre l’information, la vérité et le citoyen», a déclaré le Dr Ulrich Kamwa,

Le Représentant de la Fondatrice de ladite Université a fait une présentation succincte de cet établissement. Il a dit que l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean est réparti en cinq établissements, à savoir: la faculté de droit et sciences politiques (FDSP) ; l’Institut supérieur de gestion et d’économie appliquée (ISGEA) ; l’École polytechnique de Libreville (EPL) ; L’Institut international de recherches biomédicales et de biotechnologies (IRBK) ; l’École de médecine et pharmacie.

Désiré Ename, président du Comité d’organisation de la CIPREF, après avoir salué l’ensemble des pays frères et amis, a fait savoir que la CIPREF n’est pas née d’un simple calendrier institutionnel. elle est née d’une nécessité, celle de réfléchir autrement et surtout d’ouvrir un nouvel horizon pour la presse francophone.

«Aujourd’hui, plus que jamais, notre métier est confronté à des mutations profondes. Les modèles traditionnels vacillent, les habitudes d’information changent, et la technologie avance à une vitesse que nul ne peut ignorer ne peut ignorer. Face à ces bouleversements nous avons fait le choix de ne pas subir, mais de penser, d’anticiper et de construire… », a déclaré le président de la CIPREF.

La vision de la CIPREF repose sur trois (3) points : mobiliser la presse francophone autour d’un nouvel idéal ; créer un espace de dialogue de réflexion et d’actions ; fédérer nos énergies au-delà des frontières des cultures et des rédactions.

Il a invité les participants à la lucidité, à l’audace, mais aussi à la fraternité professionnelle, car c’est uni dans le respect de nos différences que nous relèverons les défis de l’air numérique.

Notons que la presse francophone est une richesse immense. Elle est riche de ses cultures, de ses langues, de ses sensibilités, mais aussi de son combat permanent pour la liberté la vérité et la responsabilité. Cette diversité est notre force. Elle doit aujourd’hui devenir le socle d’un nouveau dialogue, adapté aux réalités du monde contemporain.

Le président de la CIPREF, Désiré Ename, intervenant, avec à ses côtés notre consœur Mireille Dirat.

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