Par Richard Nguema Ondo
Dans le cadre d’un vaste projet d’investissement public au cœur du premier arrondissement d’Oyem, les résidents du quartier Akouakam ont entamé une démarche citoyenne constructive. Réunis le dimanche 25 janvier 2026, ils ont affiché leur adhésion au progrès tout en plaidant pour un relogement digne, illustrant une volonté de dialogue entre l’administration et les administrés.
Une concertation sous l’égide de la sagesse et de l’autorité: C’est au sein du grand corps de garde «Ellebiang », lieu hautement symbolique de la vie communautaire, que s’est tenue cette rencontre capitale. La séance était co-présidée par le Maire du premier arrondissement et par le notable Ndong Bibang Simon Michel, ancien magistrat hors hiérarchie.
La présence de ce dernier, figure respectée de la magistrature, a permis de donner une orientation juridique et sereine aux échanges. L’objectif était clair: préparer les riverains aux futures négociations avec les autorités chargées du projet d’investissement prévu sur le site abritant actuellement l’émetteur de la Radio Diffusion provinciale.
Entre civisme et espoir de développement: Fait notable, les populations concernées par cette opération d’aménagement ont fait preuve d’un sens civique exemplaire. Conscientes que la zone dite «Lacataire» relève du domaine de l’État (ministère de la Communication et des Médias), les familles installées sur le site ne s’opposent pas au projet de déguerpissement.
Au contraire, l’initiative du pouvoir public est perçue comme un levier d’opportunités pour le quartier Akouakam.
Les chefs de familles y voient:
*Un dynamisme nouveau: La réalisation d’infrastructures modernes au centre-ville.
*Des opportunités économiques: La création d’emplois directs et indirects pour les jeunes riverains.
*Une valorisation foncière: L’intégration du quartier dans les nouveaux pôles de développement de la capitale provinciale.
*Le relogement, le «cri du cœur» des riverains: Si l’adhésion au projet est totale, l’inquiétude demeure quant à la survie des foyers impactés. Le message porté par les populations, sous la médiation du Maire et de Simon Michel Ndong Bibang, est celui de la bienveillance.
L’attente principale des résidents d’Akouakam est l’octroi d’un lotissement aménagé. Plutôt qu’une simple indemnisation, ces familles appellent les plus hautes autorités du pays à faciliter leur relogement sur des terrains viabilisés.
«Nous saluons le développement, mais nous demandons à l’État de nous accompagner, pour que personne ne reste sur le carreau», a résumé le porte-parole des riverains.
Vers un modèle de transition urbaine: Cette réunion marque le point de départ d’une transition que les populations espèrent apaisée. En anticipant les négociations, le quartier Akouakam envoie un signal fort au gouvernement: celui d’une population prête à accompagner la vision de développement du Président de la République, tout en comptant sur la protection sociale due aux citoyens.
Il appartient désormais aux autorités ministérielles de répondre à cette main tendue, pour faire de ce projet un modèle de réussite en matière d’urbanisme social dans le Woleu-Ntem.
Les différentes interventions des participants à la réunion d’Akouakam.
