Jean Chrysostome Ndong Békalé, porte-parole du Collectif SOS Education.

Par Annie Mapangou

 Le Collectif SOS Education a tenu une Assemblée générale, ce mercredi 14 janvier 2026, à l’Ecole publique Martine Oulabou, pour faire le point sur les avancées significatives avec le gouvernement et décider de la reprise des cours, le jeudi 15 janvier 2026.

 Jean Chrysostome Ndong Békalé, porte-parole du Collectif SOS Education, a expliqué les raisons de la décision de la reprise des cours, à compter du jeudi 15 janvier 2026: «C’est une Assemblée générale très décisive, parce que notre Gabon tout entier sait que notre école est aux arrêts, les salles de classe sont fermées. Il fallait revenir faire le bilan à la base.

«La base ne peut pas toujours être en accord parce que quand toutes les situations attendues ne sont pas régularisées, on peut comprendre leurs réactions. Mais, il y a beaucoup de personnes qui sont très heureuses parce que depuis quelques jours, le gouvernement est à pied d’œuvre pour régler définitivement la question de la précarité des enseignants au Gabon.»

Par rapport à la reprise des cours, l’enseignant a réagi: « La reprise des cours est acté. Le mouvement de grève lancé par SOS Education est suspendu. Dès demain les enseignants qui se reconnaissent SOS Education peuvent rejoindre les salles de classe.»

Au sujet des ‘’partisans de tout ou rien’’, le Porte-parole s’est exprimé ainsi: «J’étais en négociation. Une négociation c’est pour avoir quelque chose, on n’est pas souvent sûr de tout avoir. Ce que je refuse, c’est la politique de la chaise vide. Il fallait que j’aille négocier. J’ai pu avoir beaucoup de choses et, aujourd’hui, il y a des gens qui sont contents et, on leur a clairement signifié qu’une commission de suivi a été installée par le Vice-président du gouvernement ; elle va accélérer les travaux et nous aurons des rendus progressivement.»

S’agissant des promesses, souvent non tenues par le gouvernement, selon lui, les choses ont changé car, il a vu la matérialisation des actes dans plusieurs bureaux. Il a vu l’accélération. «Si le gouvernement n’accomplit pas son contrat, il se retrouvera face au peuple», a-t-il ajouté.

Pourquoi n’avoir pas attendu le 25 comme cela avait été décidé? «Il y a des règles et nous sommes Gabonais. Nos enfants sont à la maison. Moi, enseignant, porte-parole de SOS éducation, je suis père d’enfants. Si je constate que le gouvernement a suffisamment avancé dans le traitement de nos dossiers, il n’y a pas de raisons que nos enfants restent à la maison», a-t-il expliqué.

Retenons que pour le porte-parole, la seule réaction qui l’intéresse est celle de la suspension de la grève car, les enfants sont restés à la maison pendant longtemps et, le gouvernement a fait des efforts bien que cela ne soit pas suffisant, mais il est temps que les cours reprennent afin qu’ensemble, ils puissent s’asseoir et contrôler l’évolution de leurs carrières.

Les enseignants, en majorité,  au regard des avancées des négociations avec le gouvernement, pensent qu’il faut reprendre les cours. 

 


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