Les participants ont immortalisé l’instant par une photo de famille autour de l’exposant Serge Kevin Biyoghe!

Par Annie Mapangou

Après la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la Dizaine Gabonaise des arts et de la culture, l’ONG Terre d’Espoir Gabon, dans la suite de son programme d’activités, a organisé une Master class, ce mardi 19 mai 2026, à la Maison Georges Rawiri, au Boulevard Triomphal, sous le thème : « Croissance durable, rayonnement et journalisme culturels », animé par Serge Kevin Biyoghe, journaliste – écrivain. Les Journalistes et les acteurs culturels ont été les bénéficiaires de cette Masterclass.

La Dizaine Gabonaise des Arts et de la Culture s’inscrit dans une dynamique nationale de promotion des arts, du patrimoine, de la création contemporaine et des industries culturelles. Cette initiative vise à valoriser les talents gabonais, créer des espaces d’échanges, renforcer la visibilité des acteurs culturels et stimuler l’économie créative nationale.

La deuxième édition met particulièrement l’accent sur : le rayonnement culturel, la médiatisation, les enjeux du développement durable. Cette communication qui interroge les liens entre la croissance durable, le journalisme culturel et le rayonnement culturel du Gabon a pour objectif, d’analyser le rôle du journalisme culturel dans le rayonnement culturel du Gabon et son impact sur la croissance durable.

Dans sa communication, Serge Kevin Biyoghe a déclaré : « Malgré l’immense richesse culturelle du Gabon, les productions artistiques nationales demeurent faiblement visibles sur les scènes africaine et internationale. Plusieurs obstacles persistent: faible médiatisation culturelle; manque d’infrastructures; financement limité; insuffisance de formations spécialisées ; faible structuration des industries créatives.»

D’où la question centrale: Comment le journalisme culturel peut-il contribuer au rayonnement culturel du Gabon et favoriser une croissance durable?

Dans sa communication, le Journaliste – Ecrivain a expliqué que le journalisme culturel est une spécialisation médiatique consacrée aux arts, à la littérature, au cinéma, à la musique, au patrimoine et aux spectacles. Il vise à : informer sur l’actualité culturelle ; analyser les œuvres ; valoriser les créateurs et promouvoir la diversité culturelle.

Donc, le journaliste culturel agit comme un intermédiaire entre: les artistes, les institutions, et le public.  Et doit avoir comme spécificités, une solide culture générale, des capacités analytiques, des compétences rédactionnelles, une sensibilité artistique et une maîtrise des outils numériques. Mais aussi, il doit être en mesure de contextualiser les œuvres ; comprendre les dynamiques sociales et  expliquer les enjeux symboliques et économiques de la culture.

L’animateur a aussi défini le rayonnement culturel. « Le rayonnement culturel désigne la capacité d’un pays à diffuser sa culture, influencer les imaginaires, valoriser son identité, renforcer son attractivité à l’échelle nationale et internationale. Il repose sur plusieurs éléments : les arts, la langue, le patrimoine, les médias, les industries culturelles et la diplomatie culturelle. Le rayonnement culturel contribue à l’image d’un pays, à son influence et à son développement économique. Dans le contexte contemporain, il constitue un véritable instrument de puissance douce. »

Par ailleurs, à travers cette Master class, Serge Kevin Biyoghe évoque quelques recommandations à l’endroit du Gouvernement, pour renforcer durablement le secteur culturel, avec la mise en œuvre de plusieurs actions publiques qui apparaissent nécessaires. Il s’agit de : élaborer une stratégie culturelle nationale – Mettre en place : une vision claire, des objectifs précis, des mécanismes d’évaluation – Accroitre les investissements publics – Soutenir les infrastructures culturelles, les festivals, les centres de formation, les productions nationales – Structurer les industries culturelles – Créer des cadres juridiques adaptés, des fonds de soutien, des dispositifs d’accompagnement – Encourager le numérique culturel – Développer les plateformes nationales, la numérisation du patrimoine, la diffusion digitale des contenus.

Pour l’orateur de cette communication, l’État doit considérer la culture comme un investissement stratégique et non comme une simple dépense.

Notons que l’identité culturelle gabonaise est le fruit de la diversité ethnique, des traditions ancestrales, des langues locales, des pratiques spirituelles, des expressions artistiques nationales. Le Gabon compte plus de 40 groupes ethniques possédant des rites, des danses, des musiques, des savoir-faire, des patrimoines spécifiques. Cette richesse constitue une force identitaire, un outil de cohésion nationale et un potentiel de rayonnement international. Toutefois, certaines traditions restent menacées par : la mondialisation, l’urbanisation, la perte progressive de transmission intergénérationnelle. La culture constitue : un facteur d’identité collective ; un outil de cohésion sociale ; un levier de créativité ; un moteur d’innovation.

Les grandes puissances mondiales ont compris l’importance stratégique de la culture dans leur influence internationale. À travers le cinéma, la musique, la littérature, les médias, les industries créatives, elles façonnent leur image dans le monde. Pour le Gabon, la culture représente un potentiel considérable encore sous-Exploité.

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