Par Annie Mapangou

La Maison d’assistance et de vie «Le Bel Âge» a officiellement ouvert ses portes le jeudi 1er octobre 2026 à Libreville. La cérémonie a marqué la première édition de la Journée nationale du Retraité et de la personne âgée (JNRPA).

Une inauguration sous le signe de la JNRPA

Située avant la Cité des Ailes, dans le 1er arrondissement de Libreville, la structure a accueilli pour l’occasion des retraités, des personnes âgées, leurs proches et des invités. Une messe, célébrée par un prêtre, a permis de bénir ce nouveau cadre de vie.

Un lieu de vie pour les aînés

Placée sous le slogan «La vie continue», la maison héberge des personnes âgées à court, moyen et long terme. Elle revendique plusieurs atouts: expérience et sagesse, cohésion sociale, savoir-faire et créativité, stabilité et repères, bien-être et sérénité.

Son président-fondateur, Charles Yeno Nkendjo, présente cette structure comme un soulagement pour le quotidien des personnes du troisième âge. «Le Bel Âge est une structure qui s’occupe des personnes qui ne peuvent plus ou ne souhaitent plus vivre seules à leur domicile. Nous avons des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des psychologues et des religieux », explique-t-il.

Une admission sur évaluation

Les futurs résidents passent d’abord une évaluation menée par un psychologue et un kinésithérapeute, parfois aussi par un religieux. Une commission décide ensuite de l’admission. «Ce n’est pas tout le monde que nous admettons ici», prévient le fondateur. Le coût de l’hébergement varie selon la situation de chaque personne.

La maison accueille quatre profils de résidents : autonomes, semi-autonomes, dépendants et très dépendants, pour une capacité de 25 places. Ouverte depuis quatre mois, elle fait face à une forte demande.

Agrandir malgré des moyens limités

Pour y répondre, le fondateur et son équipe engagent des démarches afin d’augmenter la capacité d’accueil. Ils envisagent aussi de s’étendre en province, notamment à Franceville et à Port-Gentil. «Nous avons comme objectif de recenser, programmer, augmenter notre capacité d’accueil pour maintenir, accompagner au maximum les personnes âgées qui ont besoin d’accompagnement dans tous les sens», indique Charles Yeno Nkendjo.

La structure s’emploie aussi à retrouver les familles des résidents et, lorsqu’un proche se désengage, à recourir à des moyens juridiques pour le rappeler à ses responsabilités. Portée par un fondateur privé, elle dispose encore de moyens limités. « Pour le reste, on se battra pour que le maximum de personnes intègrent Le Bel Âge », assure-t-il.

La bénédiction du prêtre

Dans son message, le prêtre a cité le livre des Proverbes (16, 31): «Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur ; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve.» Il a poursuivi : «La vieillesse est une étape précieuse et digne d’honneur. Dans nos traditions africaines, on ne reste pas assis quand un ancien entre. On se lève, par respect.»

Pour lui, la couronne n’est pas automatique: elle est le fruit d’une vie droite. «Chaque cheveu blanc est une année de labeur. Vous êtes notre mémoire vivante », a-t-il lancé aux anciens.

Le prêtre voit dans cette maison le signe visible du soutien de Dieu, qui dit à chaque pensionnaire: «Je ne t’ai pas oublié, tu as du prix à mes yeux.» Il a souhaité qu’elle soit une maison de paix, de joie et surtout de prière pour tous.

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