Par Aryse Nguema

Depuis lundi, les habitants des zones PK12 et PK14 de Libreville (secteur de Bikelé) sont privés de courant. La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) n’a fourni aucune explication. En parallèle, l’eau arrive au compte-gouttes dans les robinets.

Deux jours sans lumière

Les populations des PK12 et PK14, deux secteurs résidentiels majeurs de la capitale gabonaise, font face à une pénurie totale d’électricité depuis avant-hier. Entreprises, commerces et domiciles sont plongés dans l’obscurité. Aucun responsable de la SEEG n’a daigné informer les abonnés des causes de cette coupure ni de la date de rétablissement du service.

Un silence qui pèse

Le mutisme de la compagnie publique d’électricité et d’eau renforce la frustration des résidents. Ces derniers, réguliers payeurs de leurs factures, se demandent pourquoi une partie aussi importante du cœur urbain a été abandonnée sans communication. La SEEG semble oublier que Bikelé, bien que périphérique, compte parmi les zones les plus densément peuplées de Libreville.

L’eau aussi en crise

Les habitants ne souffrent pas uniquement d’une absence d’électricité. L’alimentation en eau, déjà précaire, s’est encore dégradée: c’est au compte-gouttes que ce bien essentiel parvient aux robinets. Privés à la fois d’électricité et d’accès normal à l’eau, les populations de ces zones vivent sous le régime d’une double pénurie qui complique le quotidien.

Les habitants de Bikelé attendent que la SEEG retrouve enfin sa responsabilité face à ses abonnés. Un communiqué, une explication, un délai de rétablissement: le minimum que des usagers puissent espérer.

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