Par Tanguy Edmond Lenangoye

La cérémonie de remise des diplômes, organisée très récemment à l’école de santé de Makokou, a marqué la fin de la formation de 504 étudiants inscrits dans les filières d’infirmier assistant et d’éducateur spécialisé. Elle s’est tenue en présence des autorités de la province de l’Ogooué-Ivindo.

Un cycle de 24 mois couronné devant les autorités

Pendant 24 mois, ces étudiants ont suivi les enseignements de l’école de santé de Makokou. La cérémonie a réuni la gouverneure de la province de l’Ogooué-Ivindo, Christiane Léckat ; le préfet du département de l’Ivindo, Pachéli Ngawin Mboulou ; la maire de la commune de Makokou, Rita Estelle Milagolo ; les parlementaires Valentine Virginie Béckopa Mbagna et Guy Roger Ekazama ; ainsi que des directeurs et chefs de services locaux.

Deux invités de marque avaient fait le déplacement : Jean Rispal Moubélé, directeur général de l’INFASS Libreville, et Ernest Minanga, directeur de l’école de santé d’Oyem.

Les lauréats sont issus des deux filières de l’EPFASS de Makokou : infirmier assistant et éducateur spécialisé. Leur promotion a pour marraine la présidente du Sénat, Huguette Ivonne Nyana-Ekoume, épouse Awori Onanga. En raison d’un calendrier très chargé, elle n’a pas pu effectuer le déplacement et s’est fait représenter par son directeur de cabinet, Sylver Landry Boubala.

Plus de 90 % de réussite dans les deux filières

Le directeur de l’EPFASS de Makokou, le médecin-colonel Jean Bernard Adikandembo, a présenté les résultats :

Filière Inscrits Admis Deuxième tour Échecs Taux de réussite
Infirmier assistant 407 371 20 12 91 %
Éducateur spécialisé 97 90 4 3 92,78 %

 

Le mot du directeur : éthique, audace et solidarité

Le médecin-colonel Adikandembo s’est dit heureux d’accueillir toutes ces personnalités. Il a vu dans cette journée un moment privilégié pour mesurer le travail accompli depuis deux ans, puis a félicité les lauréats pour leur résilience, ainsi que pour les sacrifices consentis par eux-mêmes et par leurs familles.

Citant le philosophe Aristote, il a rappelé que «le bonheur dépend de nous, l’homme forge son propre destin à ses choix». Il a ensuite exhorté ses anciens étudiants à s’approprier l’éthique, l’audace et la solidarité, des valeurs cardinales qui les aideront à relever les nombreux défis de leur vie professionnelle. Il a également rendu hommage à la présidente du Sénat.

La reconnaissance des lauréats

Porte-parole de la promotion, Jean Constant Iyaté a remercié, au nom de ses camarades, les encadreurs qui n’ont ménagé aucun effort pour mener à bien les enseignements. Malgré les péripéties rencontrées, a-t-il reconnu, la fin d’une chose vaut mieux que son commencement.

Le message de la marraine : «un nouveau départ»

Sylver Landry Boubala s’est dit très honoré de porter le message de la marraine à ses filleuls. Il a salué l’abnégation des enseignants, qui ont mené à terme l’ensemble des programmes sur 24 mois.

S’adressant aux lauréats, il a déclaré : «Être marraine, ce n’est pas seulement prêter un nom ou porter un titre honorifique : c’est s’engager, accompagner et croire en ses filleuls, et surtout en leur avenir (…). Vous avez franchi une étape importante, mais ce n’est pas une ligne d’arrivée. C’est un nouveau départ. » Le diplôme, a-t-il précisé, n’est pas une finalité mais le symbole d’un niveau de qualification.

« Je vous exhorte à faire preuve de dévouement, de persévérance et d’intégrité. Vous avez choisi un métier noble : soigner et guérir l’humain. » Il a aussi invité les lauréats à tempérer un peu leur euphorie, avant de citer l’homme politique britannique Winston Churchill : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte.»

Une école rendue à la formation

Le directeur de cabinet a souligné que la cérémonie illustre la vision du chef de l’État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a décidé de la restauration de l’école. Construite en 1982, l’école de santé de Makokou n’était plus fonctionnelle depuis 2007. Rénovée en décembre 2024 grâce au président Oligui Nguema, elle a repris ses activités en 2025.

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