Par Annie Mapangou

L’Association gabonaise des usagers de banque (AGUB) organise les 19 et 20 novembre 2026, à Libreville, la troisième édition du Salon de l’éducation financière (SEFI). Moins d’un mois après le lancement de la médiation financière au Gabon, l’association veut aider chacun à mieux comprendre ses droits et les produits qui rythment son quotidien bancaire.

Un salon ouvert à tous

Le rendez-vous est fixé à l’Amphithéâtre de l’Institut de formation à l’enseignement technique et professionnel (IFETP), ancien ENSET, dans le 1er arrondissement de Libreville. Placé sous le signe de la sensibilisation aux produits et services financiers, le salon réunira des partenaires, des établissements bancaires, des compagnies d’assurance, des institutions de microfinance et des entrepreneurs.

L’ambition est de renforcer la culture financière des Gabonais et de faciliter leur accès aux mécanismes d’épargne, de financement et de protection. Les visiteurs y trouveront aussi l’occasion de mieux comprendre le fonctionnement de leur compte bancaire.

L’AGUB convie à ce rendez-vous les entrepreneurs, les salariés, les commerçants, les étudiants, les fonctionnaires, les porteurs de projets et les organisations de la société civile (OSC), qu’ils soient bancarisés ou non.

Une association aux côtés des usagers

Apolitique et à but non lucratif, l’AGUB accompagne les usagers des services financiers dans la défense de leurs droits et l’amélioration de leurs relations avec les institutions financières.

La médiation financière, mode d’emploi

C’est dans cet esprit que l’association s’engage pour la réussite de la médiation financière, lancée le 26 octobre 2026 au Gabon. L’objectif : des relations plus équilibrées entre les banques et leurs clients, fondées sur la confiance, la transparence et le respect mutuel. Ce dispositif offre une voie supplémentaire pour résoudre les différends par le dialogue plutôt que par la confrontation.

Pour y parvenir, sept garanties essentielles doivent être réunies :

-l’indépendance du médiateur financier ;

-l’impartialité et l’équité dans le traitement des réclamations ;

-la gratuité et l’accessibilité du dispositif ;

-la transparence des procédures et des résultats ;

-l’efficacité du mécanisme et le respect de délais raisonnables ;

-la prévention des conflits et l’amélioration de la qualité des services financiers ;

-la participation effective des associations de consommateurs et la préservation des droits des usagers.

Cette médiation représente une première étape vers une approche plus globale de la protection des usagers, de la prévention des conflits et de l’amélioration continue des services bancaires et financiers.

Rétablir la confiance

Pour le président de l’AGUB, Gildas Ndzengue Mbomba, la réussite de la médiation financière au Gabon ne se mesurera pas seulement au nombre de litiges réglés. Elle se jugera aussi à sa capacité à restaurer la confiance, à prévenir les différends et à faire évoluer durablement les pratiques au bénéfice des usagers.

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