L’ancien arbitre international gabonais, Jerôme Efong Nzolo.

Par B.R. Moubona Lémagna

Parmi les sept panels de la Task Force pour le renouveau du football gabonais, l’un était consacré à l’arbitrage et à l’intégrité des compétitions. Son président, Jérôme Efong Nzolo, ancien arbitre international gabonais et expert de la FIFA, dresse l’état des lieux d’un secteur longtemps absent des grands débats.

Une première en 64 ans

Quel est le paysage de l’arbitrage gabonais ? Pour Jérôme Efong Nzolo, la réponse commence par un constat : depuis la création de la fédération gabonaise, en 1962, le football national a donné lieu à de nombreuses rencontres à l’échelle du pays, mais l’arbitrage n’avait jamais eu son propre panel. « C’est la première fois », souligne-t-il, soit après 64 ans.

Il y voit un honneur, tout en jugeant que la logique aurait voulu qu’il en soit autrement. « Sans arbitre, il n’y a pas de football », rappelle-t-il.

Un secteur privé de statuts

Si l’arbitrage n’a jamais fait l’objet d’une telle réflexion, en déduit l’ancien arbitre, c’est qu’il lui manque des fondations juridiques. « Il manque des statuts de l’arbitrage et de l’arbitre », insiste-t-il, un vide qui dure depuis la naissance de la fédération.

Un point de départ

Le panel a été placé sous les projecteurs pour que l’on puisse enfin parler d’arbitrage. Les échanges qu’il mène avec ses collègues doivent, à ses yeux, permettre de « démarrer définitivement ».

Les résolutions issues de ces travaux, conclut Jérôme Efong Nzolo, permettront de régulariser le secteur sur le plan juridique.

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