Par Annie Mapangou

Le ministère de la jeunesse, des sports, du rayonnement culturel et des arts, chargé de la vie associative a organisé une Conférence de presse conjointe avec le Groupe Magic System à l’immeuble Africa Global Logistics (AGL) Gabon, sis au boulevard du bord de mer, pour annoncer officiellement la participation du Gabon à la 18ème édition du Festival des masques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), en qualité de pays invité d’honneur qui va se tenir du 28 avril au 03 mai 2026, sous le thème : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? », en présence du ministre en charge du Rayonnement culturel, du ministre du Commerce, de l’entrepreneuriat des PME-PMI, des responsables du FEMUA, les acteurs culturels et les invités.

Le FEMUA est l’un des plus grands festivals de musique en Afrique, organisé chaque année à Abidjan (Côte d’Ivoire). Le FEMUA est dédié aux musiques urbaines (coupé-décalé, rap, reggae, afrobeat, etc.), qui réunit des artistes africains et internationaux pendant plusieurs jours de concerts et d’activités culturelles.

Cette rencontre vise à partager avec l’ensemble des parties prenantes la feuille de route car le FEMUA constitue une opportunité exceptionnelle qui réunit Libreville – Abidjan. Ce Festival offre également une vitrine de premier plan, pour valoriser la richesse de son patrimoine culturel. Révéler ses talents et affirmer l’attractivité de sa destination touristique.

C’est dans ce contexte que le ministre en charge du Rayonnement culturel, Ulrich Paul Kessany, a déclaré dans son discours circonstanciel que jour n’est pas un jour ordinaire: «C’est un jour où la culture devient diplomatie, où la musique unit ce que les frontières séparent, où l’Afrique parle d’une seule voix. »

Après avoir félicité le Groupe Magic Système, le ministre a noté: « A travers le FEMUA, le groupe sous le leadership inspiré de son commissaire général A’Salfo offre à la jeunesse africaine bien plus qu’un festival, un espace d’expression, de formation, de sensibilisation et d’espoir. Le FEMUA est aujourd’hui un modèle d’engagement artistique au service du développement, un cadre où la culture devient un outil de transformation sociale. Le gouvernement gabonais exprime à cet égard sa profonde reconnaissance de l’honneur fait à notre pays d’être désigné pays invité d’honneur de l’édition de l’année 2026, ce qui réaffirme la profondeur des liens historiques qui unissent nos deux pays et témoignent de la vitalité de notre scène culturelle, tout comme le rôle croissant du Gabon dans la promotion des arts en Afrique. »

Poursuivant son propos, il a expliqué qu’à la suite de l’audience accordée par son excellence, Monsieur le président de la République, Chef de l’état, chef du gouvernement, à Monsieur Salif Traoré, Commissaire général du FEMUA, notre pays a officiellement accepté cette distinction avec fierté et responsabilité, car cette place de choix permettra à la jeunesse gabonaise de participer aux réflexions majeures sur les mutations technologiques. »

Pour le ministre, Libreville – Abidjan, par le biais du FEMUA 2026, sera le fruit d’une dynamique de partage dynamique entre tradition et modernité. Et, le FEMUA 2026 se veut donc un tremplin pour l’art africain. La mission effectuée à Abidjan dernièrement impose des bases.

Le ministre a également ajouté : « Je tiens à souligner que le président de la République a donné des orientations claires afin de garantir plein succès à cette participation qui devra être à la hauteur de l’honneur qui nous est accordé. Je salue les artistes ici présents, déjà mobilisés, ainsi que les partenaires engagés à nos côtés. J’invite d’autres acteurs à rejoindre cette dynamique collective dans le cadre de leurs responsabilités sociétales.»

Il a dit au ministre du Commerce et de l’Entrepreneuriat qu’il compte ainsi sur son appui pour créer des entreprises et soutenir les artistes gabonais qui devront aller en masse.

Le Commissaire général du Festival, Salif Traoré a expliqué que la dernière étape est celle de rencontrer les acteurs culturels et de leur décliner la feuille de route.  «Il fallait venir parler avec les acteurs gabonais et leur dire ce qui les attend à Abidjan. Il s’agit des grandes articulations de leur participation comme la nuit du Gabon, soirée gabonaise qui va accueillir toute la richesse culturelle et gastronomique du Gabon et il y a aussi l’ouverture du Pavillon d’honneur du Gabon. Ce pavillon va rester toute la semaine sur le site pour accueillir les amis du Gabon et, permettre aux Ivoiriens de venir découvrir aussi le Gabon.»

Puis il a ajouté : « Ensuite, il y aura le match de Gala entre les panthères et les éléphants de côte -d’ivoire. Il y a aussi le concert de l’oiseau rare qui aura lieu le samedi 2 mai sur la grande scène du FEMUA, sans oublier tout ce que vous allez voir parce que le pavillon, ce n’est pas seulement un pavillon mais c’est tout un village. La scène pour les artistes et le pavillon pour les artisans. Tout a été décliné avec les équipes du ministère de la culture. Les acteurs pourront mieux s’outiller sur les détails qui vont animer leur séjour à Abidjan».

Notons que le FEMUA a été créé en 2008 à l’initiative du Groupe Magic System et présidé par Salif Traoré, dit A’Salfo, Commissaire général du Festival. Le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) s’est imposé au fil des années comme l’un des rendez-vous culturels majeurs du continent africain. Organisé chaque année à Abidjan, en Côte d’Ivoire, il rassemble des centaines f’artistes de renom, des acteurs culturels, des institutions ainsi qu’un public nombreux venu de toute l’Afrique et au-delà.

Au-delà de sa dimension artistique,  le FEMUA constitue un véritable espace d’échanges, de dialogue et de coopération culturelle. Sa portée médiatique considérable, estimée à plusieurs centaines de millions de téléspectateurs, en fait une plateforme stratégique pour les pays participants, notamment en matière de visibilité et de diplomatie culturelle.

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