Par Annie Mapangou

Le Collectif des Agents Publics Gabonais (CAPG) a fait une déclaration, ce samedi 11 juillet 2026, à l’hôtel Excellence, sis au quartier Ancienne Sobraga, pour solliciter l’implication du chef de l’État dans la gestion du dossier de paiement des rappels de solde des fonctionnaires gabonais.

Ce collectif s’est réuni en vue d’attirer, une fois de plus, l’attention des plus hautes autorités, en tête desquelles le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur la mauvaise gestion du dossier lié au paiement des rappels de solde des fonctionnaires gabonais.

La lecture de cette déclaration a été faite par la porte-parole du collectif, Gisline Owongo Ngombe. Dans son propos, tout en saluant l’engagement du président de la République par rapport au règlement de la dette intérieure, avec le paiement des deux premières tranches des rappels en 2024 et 2025, elle a déclaré : « L’agent public est dans une zone rouge depuis 2014 pour certains, et un peu plus pour d’autres. De nombreux compatriotes ont quitté ce monde sans avoir pu toucher leurs rappels de solde. Nous savons très bien que cette situation est le lourd héritage que vous a légué votre prédécesseur. Vous n’êtes pas comptable de cette traversée du désert. »

Le regard de ce collectif se tourne désormais vers le chef de l’État, car, selon ses membres, les agents publics sont désabusés. « En effet, entre les rappels calculés et non payés, les rappels calculés payés partiellement ou presque pas, et les multiples dossiers déposés à la Solde et dans nos Directions centrales des affaires financières, l’agent public se sent abusé. »

La porte-parole a, par la suite, énuméré quatre points qui leur font penser que l’agent public a été abusé : « Abusé par le comportement condescendant des travailleurs de la Solde ; abusé par la non-prise en compte des montants calculés ; abusé par les fraudes presque institutionnalisées pour favoriser une catégorie de personnes ; abusé de voir nos collègues tomber les uns après les autres sans bénéficier de cet argent, qui n’est rien d’autre que le fruit de nos sacrifices au service de l’État. »

Les membres de ce collectif sollicitent l’implication directe du président de la République, afin que de nombreuses familles puissent retrouver cette dignité qui leur a été retirée depuis des décennies sous l’ancien régime.

Depuis le coup de la libération, le 30 août 2023, de nombreux chantiers ont été entamés dans le pays, mobilisant d’énormes moyens financiers. C’est dans cet élan que le collectif, s’adressant au chef de l’État, a fait les propositions suivantes : « Si la Trésorerie publique rencontre des difficultés liées à la disponibilité des fonds, le CAPG vous propose de mettre à la disposition des agents publics concernés par les rappels de solde des logements sociaux et des parcelles de terrain viabilisées, selon les montants dus. »

Notons que, pour ce collectif, ces propositions réalisables constituent une manière constructive d’accompagner l’agent public gabonais.

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