Par Annie Mapangou

«L’Afrique et ses diasporas portent une mémoire commune, des blessures parfois, mais surtout une immense richesse humaine, culturelle et intellectuelle». Ces propos sont de l’Ambassadeur de la République de la Centrafrique, Rahan El Akhras, dont le pays est à l’honneur à l’occasion de cette cinquième édition du Festival international du livre gabonais et des arts (FILIGA). La cérémonie d’ouverture a eu lieu le 28 mai dernier au Musée national des arts, rites et traditions du Gabon. Cette nouvelle rencontre de Libreville a pour thème : « L’Afrique et ses diasporas : regards croisés sur le monde».

La cérémonie de lancement du FILIGA s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts chargés de la Vie associative, des ambassadeurs et représentants du Corps diplomatique, des représentants des organisations internationales, des élus et autorités administratives, des délégations étrangères, des universitaires et partenaires venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et des Amériques, des écrivains, des éditeurs, des chercheurs, des artistes et acteurs culturels invités.

Le ministre en charge de la Culture, Paul Ulrich Kessany, est intervenu pour saluer cette initiative réunissant plusieurs pays du continent et qui est en phase avec la politique culturelle d’ouverture prônée par le président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.

«Ce thème, pour le Ministère de la Culture résonne avec une acuité particulière dans le contexte actuel, où les questions d’identité, de mémoire, de mobilité, de transmission et de coopération culturelle occupent une place essentielle dans les débats contemporains. L’Afrique et ses diasporas partagent une histoire commune faite d’épreuves, mais aussi de résilience, de créativité et d’espérance. Elles constituent aujourd’hui une force culturelle, intellectuelle et économique considérable, capable de contribuer activement à la construction d’un monde plus équilibré, plus solidaire et plus humain», a déclaré Paul Ulrich Kessany, en lançant les travaux.

L’ambassadeur de la République Centrafricaine, Rayan El Akhras, a dit sa fierté d’intervenir en tant que pays à l’honneur: « La République centrafricaine est particulièrement honorée d’être le pays invité d’honneur de cette édition. Cette distinction dépasse le simple cadre protocolaire. Elle symbolise les liens historiques, fraternels et culturels qui unissent nos peuples.»

Le ministre de la Culture, lors de son intervention.

Pour la circonstance, l’intervenant a salué les femmes et les hommes de culture africains qui, malgré les difficultés, continuent de défendre la créativité, la mémoire et l’identité de notre continent.

Le président du FILIGA, Rosny Le Sage Souaga, a tenu à expliquer le choix du thème de cette édition:‘’L’Afrique et ses diasporas : regards croisés sur le monde’’. Pour lui, «Penserà l’Afrique aujourd’hui, c’est penser à ses enfants d’ici et d’ailleurs. C’est croiser les regards, les mémoires et les imaginaires, pour construire un récit commun, lucide et tourné vers l’avenir. Le livre et les arts sont les meilleurs passeurs de cette conservation.»

Lucienne Elvire, Chef de service public et de médiation, représentant la Directrice générale du Musée national des arts et traditions du Gabon, empêchée, commentant le thème de cette année, a estimé qu’il nous invite à regarder l’Afrique, non plus comme un espace géographique, mais plus en tant qu’une civilisation vivante présente à travers le monde grâce à sa diaspora.

«Aujourd’hui, les diasporas africaines occupent une place essentielle dans le développement du continent. Elles ne sont plus simplement des communautés vivantes, elles sont devenues des acteurs stratégiques du progrès économique, culturel, scientifique et diplomatique de l’Afrique».

Après la traditionnelle cérémonie des allocutions, il y a eu la remise de distinction honorifique, suivie de la visite des stands.

Le président du FILIGA, Rosny Le Sage Souaga.

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