Le Maire de la commune de Libreville (au premier plan): « Un budget rejeté peut faire l’objet d’amendement et ne peut nullement constitué une source de démission du manager! »

Par Annie Mapangou

Ce lundi 13 avril, à l’occasion de la traditionnelle levée des couleurs à l’Hôtel de Ville de Libreville, le Maire, Pierre Matthieu Obame Etoughe, a tenu à dissiper les rumeurs de prétendue démission ayant circulé au sein de son institution et sur les réseaux sociaux.

Dans un contexte marqué par les débats politiques et par une attention particulière portée à la gestion municipale, l’édile de la capitale gabonaise a choisi de parler avec transparence, fermeté et pédagogie, afin de rétablir les faits et de restaurer la sérénité au sein de l’administration communale.

En effet, le jeudi 9 avril, le Conseil Municipal a rejeté le budget primitif 2026, enregistrant 142 voix contre. Ce vote, lourd de conséquences sur le plan institutionnel, a surtout ouvert la voie à de nombreuses interprétations durant le week-end. Alors que, dans toute gouvernance responsable, un budget rejeté peut faire l’objet de réajustements et d’une nouvelle étude, certains discours, relayés avec insistance, ont prétendu que le Maire envisagerait de “démissionner”, le présentant comme fragilisé politiquement par le désaveu supposé de son Bureau exécutif.

Ces affirmations, qui ont envenimé le climat interne et nourri la confusion, ont suscité inquiétude et interrogations au sein des agents municipaux, mais également chez les observateurs de la vie publique.

Face à cette situation, le Maire a rencontré l’ensemble des agents municipaux ce lundi, afin de rétablir les faits, de clarifier les enjeux et de couper court aux rumeurs. La démarche s’inscrit dans une logique de proximité managériale: il ne s’agit pas seulement de répondre à des assertions médiatiques, mais surtout de protéger l’outil administratif et de mobiliser toutes les équipes autour d’une ligne de conduite claire. Dans son échange, le Maire a formellement qualifié ces allégations de fausses et infondées. Il a rappelé que, dans le cadre d’une bonne gouvernance, un budget peut être rejeté puis revu et amélioré avant d’être validé. Autrement dit, le rejet n’est pas une fin en soi: il peut constituer le point de départ d’une reprise des travaux, d’une concertation plus approfondie et d’une consolidation des propositions soumises aux instances concernées.

À travers cette clarification, le Maire a également réaffirmé l’existence de mécanismes et de sessions de révision budgétaire prévues par le fonctionnement institutionnel. Il a mis en évidence que la vie administrative et la conduite des politiques publiques obéissent à des étapes programmées, et que le processus budgétaire demeure encadré.

Cette lecture méthodique, loin de toute posture émotionnelle, a permis de replacer le débat dans sa dimension technique et institutionnelle, en rappelant que les décisions politiques s’accompagnent nécessairement d’ajustements, de recadrages et, le cas échéant, de nouvelles orientations pour garantir l’efficacité de l’action municipale.

Convaincus par ses explications, les agents municipaux ont exprimé leur soutien à l’édile lors de cette rencontre. Les applaudissements qui ont salué son intervention traduisent un fait essentiel: lorsque la vérité est posée avec rigueur et que la vision de l’action publique est exposée clairement, la mobilisation retrouve sa force.

Le dialogue instauré a ainsi permis de restaurer le climat de travail, de rassurer les équipes, et de réaffirmer l’importance du rôle de chaque agent dans la mise en œuvre des décisions municipales.

Au-delà des débats politiques, l’enjeu central demeure la capacité de management et la volonté d’amener des changements concrets au service des populations. Dans une période où les attentes sont élevées, la priorité est de maintenir le cap de la transformation de la gouvernance municipale: assainir les pratiques, renforcer l’efficacité administrative, optimiser l’exécution des projets et garantir une meilleure planification.

Nonobstant le rejet du budget primitif 2026, des dynamiques et des améliorations sont déjà perceptibles au sein de l’administration, traduisant l’engagement du Maire à transformer l’action communale, à donner de la cohérence aux décisions et à associer davantage l’ensemble des parties prenantes.

Pierre Matthieu Obame Etoughe réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre sa mission de redressement et de modernisation de la gouvernance municipale, conformément aux réformes engagées depuis sa prise de fonction, afin de répondre durablement aux attentes légitimes des citoyens.

Son ambition demeure claire: faire de Libreville une ville mieux administrée, mieux gérée, plus performante et plus proche des préoccupations quotidiennes des habitants, en impliquant toutes les forces vives dans la construction d’une vision partagée du développement.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci