Le président de la LINAFP devrait présenter des excuses publiques au ministre des Sports, avant la reprise des démarches pour la nouvelle saison.
Par La Rédaction
Le protocole administratif n’a pas été respecté, et c’est le Président de la LINAFP lui-même qui en porte la responsabilité. En adressant directement sa correspondance au ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel, des Arts et de la Vie associative, Brice Mbika Ndjambou a commis une faute administrative majeure. Cette démarche aurait dû transiter par la hiérarchie fédérale dont dépend la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP), et non contourner le couloir administratif officiel.
L’affaire s’est complexifiée lorsque le courrier a fuité sur les réseaux sociaux, alimentant des commentaires médiatisés qui y ont perçu une tentative de mise en pression du ministre. Ce contournement du protocole constitue un dérapage qui mérite sanction – et non une justification par la suite.
UNE RECONNAISSANCE ABSENTE
Paradoxalement, le football national connaît actuellement l’une de ses meilleures saisons. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, et grâce à l’engagement du ministre des Sports Paul Ulrich Kessani, le National-Foot a renoué avec le succès après plusieurs années de championnats décevants. C’est une réussite collective qui méritait reconnaissance et encouragement.
Or, le Président de la LINAFP n’a pas jugé bon de souligner l’apport précieux du ministre dans cette dynamique positive. Cet oubli de courtoisie envers celui qui a contribué au redressement du secteur sportif constitue un nouveau manquement au savoir-faire institutionnel.
LE VRAI DÉFI
Au lieu de chercher des sponsors susceptibles de financer durablement le championnat – une responsabilité qu’il partage depuis trois décennies au sein de la Fédération – le Président de la LINAFP préfère critiquer les feux qu’il a lui-même allumés. C’est le profil du pyromane qui crie au feu.
Avait-il respecté la voie légale et hiérarchique, sa demande aurait pu revêtir une meilleure forme. Surtout, elle aurait conservé la confidentialité qui s’impose lorsqu’on s’adresse à un membre du Gouvernement.
C’est maintenant à la Fédération Gabonaise de Football de recadrer son élément avant qu’un nouvel incident ne ternisse l’image du football de notre pays en pleine progression.
Attention, nous pourrons y revenir !
