Le défunt Jean Boukinda (au centre), lors d’un évènement à Sobraga.
Par JMM
En 1966, il avait été le tout premier employé recruté par la SOBRAGA, pour lancer sa production. C’est Jean Boukinda. Il avait le matricule 001. Il y a passé toute sa vie, avant de prendre la retraite.
Le service de la Communication de la Société des Boissons Rafraichissantes du Gabon a réalisé un travail de fourmis pour trouver des éléments d’archives ; a rencontré des pionniers de l’entreprise, certains de leurs proches. Ils ont réagi. Le documentaire est parfait.
La diffusion du film, au cours de la cérémonie de la célébration des soixante ans d’existence de Sobraga a plongé toute l’assistance dans le passé.
Des premiers pas à l’ancienne Sobraga, avant d’atterrir à Owendo aujourd’hui, le parcours a été scruté. Des hommes à l’œuvre sur les machines d’hier, à la révolution industrielle actuelle: le parcours est magique, les témoignages sont captivants.
Dans la salle, les uns et les autres, en suivant le film, étaient tous plongés dans l’histoire de la Sobraga, comme dans un rêve! Des générations traversées: les machines ont changé, les technologies ont évolué aussi…
«On revient de bien loin», a réagi quelqu’un à ma droite. Du travail à la main d’hier, des machines programmées font aujourd’hui le job, sont plus performantes, plus rapides. Qu’en sera-t-il lors du prochain soixantenaire? C’est-à-dire, à cent-vingt ans? « Wait and see » (attendons voir).
Madame Olga Yvette Solange Anguilet épouse du feu Jean Boukinda matricule 001 de Sobraga, parlant de son défunt mari, a déclaré qu’il était le meilleur et qu’il était toujours derrière Michel Palu. « Chaque geste, même à une invitation, il était toujours derrière lui. Il ouvrait l’entreprise tous les jours à 6 heures du matin. Nous avons eu beaucoup de souvenirs au niveau de Sobraga ou par lui-même. Nous étions dans la joie. Sobraga est un milieu où il y avait beaucoup de manifestations. Chaque année il y avait toujours quelque chose à faire », a-t-elle rappelé.
Gady Sylver Boukinda, l’un des fils feu Jean Boukinda déclare que c’est en 1966 que son père a été embauché par la Sobraga et qu’il fait partie des personnes qui ont trouvé le site d’Owendo pour Sobraga.
