Par Annie Mapangou

International Institute for democracy and électoral assistance (IDEA) en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne (UE) au Gabon a organisé un Forum citoyen, le jeudi 07 mai 2026, au siège de l’UE avec une exposition et divers échanges, suivi des panels, en présence d’un public diversifié.

 Ce forum a eu trois panels avec différentes thématiques axées sur les activités de la société civile.

Le premier panel avec pour thème: « Politiques publiques et inclusion sociale : la société civile porte-voix des plus vulnérables.»

L’honorable Justine Judith Lekogo, Vice-présidente de la Commission finances à l’Assemblée nationale, nous fait le résumé de cette communication : « … Aujourd’hui, les acteurs de la société civile ont fait savoir que sur le plan consultatif, la société civile arrive à agir, mais au niveau décisionnel, la société civile a encore du chemin à faire. Et les acteurs de la société civile nous ont fait comprendre qu’il y avait un problème, surtout dans le cadre de la structuration, le renforcement des capacités et aussi l’accès au financement.»

L’honorable a précisé également que c’est un des panélistes qui leur a fait savoir qu’aujourd’hui, les partis politiques sont plus ou moins financés. Les acteurs de la société civile, c’est-à-dire les organisations de la société civile, ont du mal à avoir accès au financement. Pendant ce temps, plusieurs organisations de la société civile portent un certain nombre de projets et plusieurs projets. Et les acteurs de la société civile ont fait savoir que dans les autres pays, que ce soit aux États-Unis, en France et un peu partout, la société civile dans le cadre de la mise en place de certains projets, peut plus ou moins aider le gouvernement à créer des emplois. Donc, il serait souhaitable que les institutions publiques, le gouvernement, l’exécutif, essaient de voir et prendre au sérieux le rôle que la société civile a joué dans notre pays. Surtout que l’on veut plus ou moins lutter contre le chômage. On parle tout le temps de la diversification économique, qu’on parle d’un certain nombre de choses. Il serait souhaitable qu’on prenne en considération les organisations de la société civile pour le développement de notre pays.»

Le deuxième panel a eu pour thématique : « Solidarités intergénérationnelles : perspectives pour l’épanouissement de la jeunesse au Gabon. » Lionel Ella Engonga, l’un des panelistes nous donne les grandes lignes de cette deuxième communication: «Il était question d’aborder les différents maux qui minent la société gabonaise, notamment le cas des jeunes. Et le public a pu s’exprimer en remontant que l’une des préoccupations majeures de la jeunesse gabonaise actuellement, c’est l’emploi. Les jeunes ont besoin d’emploi. Même les jeunes diplômés sont sans emploi, même pour avoir un stage ; ça devient la mer à boire. »

Poursuivant son propos, le président de SOS Prisonniers a relevé une autre difficulté : c’est au niveau des personnes vivant avec un handicap. Pourtant, il y a une loi qui pourvoit que les cinq institutions puissent avoir des personnes vivant avec un handicap, où on retrouve des jeunes, mais malheureusement aussi, qui ont du mal à accéder aux emplois.»

«L’autre point aussi, a-t-il relevé, c’était d’interpréter la jeunesse gabonaise sur le changement de mentalité, parce que si nous parlons d’emploi, il faudrait aussi que nous, en tant que jeunes, nous soyons formés pour que nous méritons l’emploi que nous cherchons…. »

Les jeunes qui n’ont plus de repères, ont été interpelés aussi par Lionel Ella Engonga: «Les jeunes n’ont plus de modèle, les jeunes n’ont plus de repère. C’est pourtant important que la jeunesse rêve. Et pour que nous puissions rêver, nous devons prendre l’exemple sur nos aînés.»

Concernant la réinsertion en milieu carcéral, il y a expliqué qu’il y a quelques avancées positives, même si ce n’est pas à la vitesse souhaitée. Par exemple au niveau de la Prison centrale, il y a une boulangerie qui a été mise en place. Cette boulangerie permet aux détenus de travailler tout en apprenant un métier. Au niveau des études, beaucoup d’étudiants jeunes obtiennent le Baccalauréat ou le BEPC en milieu carcéral.

Le panel trois s’est penché sur le thème : « Les OSC Gabonaises aujourd’hui : entre avancées institutionnelles et défis, perspectives pour l’épanouissement de la jeunesse au Gabon.

Marc Ona Essangui, Sénateur de la 5ème République  a précisé la différence entre une association et une organisation non gouvernement (ONG), au regard des dispositions de la loi 35/62.  «

«La loi 35/62 définit une association comme un groupement de personnes de nationalité gabonaise qui voudraient trouver une solution à un problème identifié. C’est pour ça que le cadre dressé en 1962, pour moi, ne cadre plus aujourd’hui où la notion d’ONG à pignon sur rue, non seulement à pignon sur rue, mais aussi renferme une réalité différente de ce que la loi 36/62 définit. Alors, les ONG tendent vers des entreprises sociales. C’est pour ça que c’est cette distinction que je voulais faire, parce que quand vous êtes dans le cadre d’une ONG, c’est beaucoup plus l’exécution des programmes que vous avez établis qui est mise en vigueur. «Par contre, les associations, on peut se ressentir. On peut se retrouver de manière informelle. Il y en a qui vont jusqu’à avoir des statuts, et il y en a qui n’ont pas de statut, mais c’est toujours des cadres associatifs. Parce que deux ou trois personnes se retrouvent seulement parce qu’elles partagent un idéal commun. Elles veulent peut-être résoudre un problème identifié au niveau de la société. Le caractère grégaire de l’humain fait en sorte que les personnes qui partagent les mêmes intérêts se retrouvent pour en jouir. »

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci