Câble de notre correspondant
Richard Nguema Ondo
OYEM — La stupeur et l’effroi se sont emparés du quartier dit «Cité Économique» le mercredi 28 janvier. Le jeune Essono Obiang, plus connu sous le pseudonyme de «Neymar», a été brutalement arraché à la vie, abattu à bout portant par un quinquagénaire. Un crime de sang-froid qui laisse la communauté locale dans l’incompréhension totale.
Le récit d’une fin de journée ordinaire virant au cauchemar :
Aux alentours de la fin des cours à l’école publique «L’Amitié». Comme à son habitude, le jeune Neymar, âgé de 14 ans, avait regagné le domicile maternel pour se changer. Rien ne laissait présager que ces quelques pas effectués entre la maison de sa mère, dame Zang Essono, et la résidence familiale située à une dizaine de mètres, seraient les derniers.
Alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, l’adolescent a été interpellé par un homme de cinquante ans révolus, un habitué du voisinage surnommé «Toutou». En toute confiance face à ce visage familier, le jeune garçon s’est dirigé vers la véranda où se tenait l’individu. C’est à cet instant précis, sans sommation ni explication apparente, que le coup de feu a retenti.
Un crime commis sous les yeux de témoins oculaires: Le tireur s’était préalablement introduit dans la résidence de son beau-frère, un dénommé Ambroise, alors que les propriétaires étaient absents. Profitant de cette vacuité, il se serait emparé d’un fusil de calibre 12 appartenant au maître des lieux.
Selon les témoignages poignants des enfants présents dans la maison au moment des faits, «Toutou» est sorti de la maison l’arme à la main, et a ouvert le feu sur «Neymar», avant de retourner calmement déposer le fusil dans la chambre où il l’avait dérobé. Il aurait ensuite quitté les lieux pour regagner son propre domicile, situé à moins d’un kilomètre, comme si de rien n’était.
L’enquête judiciaire en cours: Alertés par la détonation, les riverains n’ont pu que constater le décès instantané de l’adolescent, gisant dans une mare de sang. Le Procureur de la République près le tribunal d’Oyem, accompagné des officiers de la Police Judiciaire (PJ), s’est immédiatement rendu sur les lieux du crime.
Grâce aux dépositions précises des jeunes témoins, l’identité du suspect a été rapidement établie. Ce drame soulève de graves questions sur la circulation et la sécurisation des armes à feu dans la zone, ainsi que sur les motivations réelles de l’assaillant, dont le discernement fera certainement l’objet d’expertises.
Pour l’heure, l’enquête suit son cours afin de déterminer le mobile exact de cet acte barbare qui a brisé l’avenir d’un jeune élève sans histoire.
L’état de l’enfant après le drame (1 et 2).
