Par Richard Nguema Ondo
Le 30 avril 2026, les travailleurs de la province septentrionale se sont rendus aux urnes, pour désigner leurs représentants. Si l’esprit de concorde a prédominé dans les cinq départements, l’organisation a dû faire face à des obstacles matériels notables.
Un démarrage sous tension logistique
La province du Woleu-Ntem a vibré au rythme des élections professionnelles le mardi 30 avril dernier. Toutefois, le coup d’envoi des opérations de vote a été marqué par des retards significatifs dans plusieurs localités. Selon le rapport établi par Raymond Ndong Nzué, rapporteur pour la province, ces dysfonctionnements s’expliquent par deux facteurs critiques :
- Déficit de mobilité: Le manque de moyens de transport adaptés a freiné l’acheminement, en temps réel, des scrutateurs et du matériel électoral vers les centres de vote. Ces difficultés logistiques ont été telles que, dans certaines zones du département du Woleu, le scrutin n’a pu se tenir.
- Pénurie de matériel: Une insuffisance d’enveloppes a été signalée dans plusieurs bureaux, compliquant davantage la fluidité du vote, dès les premières heures de la matinée.
Un climat de sérénité dans les cinq départements
Malgré ces accrocs techniques, le rapporteur souligne avec satisfaction le climat d’apaisement qui a régné tout au long de la journée. Les électeurs des départements du Woleu, de l’Okano, du Ntem, du Haut-Ntem et du Haut-Como ont pu exprimer leur choix dans un esprit de civisme et de responsabilité.
Cette maturité des travailleurs locaux a permis d’éviter les tensions souvent redoutées lors de tels enjeux de représentativité syndicale.
Cartographie des bureaux de vote
Pour couvrir l’ensemble du territoire provincial, la Commission électorale avait déployé un dispositif de bureaux de vote ainsi réparti :
Département / Ville Nombre de Bureaux de Vote
Oyem (Chef-lieu) : 30 ;
Mitzic (Okano) : 01 ;
Médouneu (Haut-Como): 01 ;
Bitam* (Ntem): 01.
Un bilan en demi-teinte pour le Woleu
Si le Haut-Ntem et les autres départements ont pu mener le processus à son terme, le département du Woleu reste le point noir de cette journée, en raison des rendez-vous manqués, dans certains bureaux. Les autorités compétentes et les organisations professionnelles devront désormais tirer les leçons de ces manquements logistiques, pour les échéances futures, afin de garantir à chaque travailleur, où qu’il se trouve, son droit fondamental au suffrage.
