Le Vice-président de la République (à droite) va recevoir la torche, puis la transmettre au ministre du Rayonnement culturel.

Par Annie Mapangou

L’avenue Jean-Paul II accueille depuis ce 21 août et ce jusqu’au 23 août 2026, la 15e édition de la Fête des cultures, célébrée sous le thème «Réappropriation de nos valeurs culturelles». Le Sénégal est le pays invité d’honneur de cette manifestation, qui marque le retour d’une tradition interrompue depuis 2017.

Une ouverture sous le sceau du prestige

C’est le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, qui a ouvert officiellement la manifestation en remettant la flamme au ministre du Rayonnement culturel, Paul Ulrich Kessani. Paul Mba Abessole, ancien maire de Libreville et initiateur historique de la Fête des cultures, participait à cette cérémonie de lancement.

Le ministre de la Culture, sur la deuxième ligne, derrière le Vice-président de la République, les membres du gouvernement et invités de marque.

Valoriser le patrimoine, transmettre aux jeunes

Cette 15e édition s’inscrit dans une triple ambition : valoriser le patrimoine gabonais, renforcer la transmission des traditions aux jeunes générations et faire de la culture un facteur de cohésion nationale. Comme le soulignent les organisateurs, la culture est l’identité d’une nation, un héritage et une force qu’il convient de connaître, de porter et de transmettre par chaque génération.

Une parade haute en couleurs et en émotions

Avant les discours officiels, une impressionnante parade culturelle a galvanisé le public. L’avalanche humaine qui s’est massée sur le boulevard Jean-Paul II en témoigne: la Fête des cultures retrouve sa magie et son écho.

Le cortège a célébré les symboles majeurs de la culture gabonaise: la corne (symbole d’unité), le Moukoudji (une société ou institution traditionnelle chargée de réguler la vie de la communauté; un masque rituel; une danse, etc.), le Mvett et le balafon (instruments sacrés), ainsi qu’une succession de groupes (Ozangue, Akélé, Murim), de danses traditionnelles (Djobi, Lingwala, Elombo, Dikaki) et du Bwiti. Le cirque de l’Équateur et le Mboudi ont complété ce voyage musical et chorégraphique.

Le Sénégal en invité de cœur

Parmi les moments marquants, le passage de la calebasse du Sénégal a incarné l’hospitalité et la fraternité entre les peuples. Cet objet symbolique rassemble à lui seul la Teranga (hospitalité sénégalaise), le partage, la générosité, la fraternité, le lien à la nature et à la terre, la transmission des traditions, l’identité culturelle et l’artisanat.

Huit ans d’attente, une décision politique au sommet

La Fête des cultures a connu plusieurs périodes d’interruption : d’abord en 2012, puis après la 13e édition qui s’est tenue en 2017. Cette suspension prolongée a pris fin grâce à la décision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont le ministre de la Culture a assuré la mise en œuvre.

Cette 15e édition se veut une célébration holistique: arts, langues, traditions, musique, danse, gastronomie, savoir-faire et créations contemporaines constituent autant de richesses que les jeunes générations doivent s’approprier et préserver.

Trois jours de fête ininterrompue sont à l’agenda.

Nous y reviendrons.

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