Le président de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono (2e à gauche), la ministre du Commerce,  Gninga Chaning Zenaba (3e à droite), et d’autres personnalités au cœur de la tradition ogivine.

Par Aryse Nguema

À Makokou, le quartier Tang Louli s’est transformé en village ogivin traditionnel pour célébrer les manifestations de la Fête de la Libération. Un concept qui a attiré l’attention du président de la Cour Constitutionnelle, Dieudonné Aba’a Owono, et de la ministre du Commerce, Gninga Chaning Zenaba, qui se sont imprégnés des réalités culturelles de l’Ogooué-Ivindo.

Un village ogivin recréé dans sa globalité

Erick Blaise Ndong Aboghe, Vice-président de la Commission scientifique et culturelle des 3 e éditions de la Fête de la Libération à Makokou, se félicite de cette initiative. « L’idée est de représenter un village ogivin dans sa totalité », explique-t-il. Le projet vise à mettre en valeur toutes les communautés de la région, qui s’expriment sur les plans culturel, artistique, culinaire et à travers les pratiques traditionnelles.

Pour Erick Blaise Ndong Aboghe, le volet culturel demeure fondamental – une conviction que partage le président de la République. «Ce village regroupe toutes les expressions ogivines : les arts, la danse, la gastronomie, et le savoir-faire traditionnel», souligne-t-il.

Architecture et traditions au service de la mémoire

Le village a été reconstruit selon les normes d’une habitation traditionnelle ogivine. On y retrouve les corps de garde, tels qu’ils existaient chez les Fangs et les Kotas, respectant ainsi la diversité des peuples de la région. Chaque espace symbolise un rôle social : un côté destiné aux hommes avec le corps de garde, et de l’autre, la cuisine—espace des femmes.

«Nous avons pensé à la nécessité de créer chaque élément avec précision, car la vie villageoise ogivine était organisée selon ces principes», précise le Vice-président. Les peuples autochtones de l’Ogooué-Ivindo ont également trouvé leur place dans cette reconstruction, marquant ainsi l’inclusivité du projet.

Une visite du cœur pour les autorités gabonaises

La visite du président de la Cour Constitutionnelle et de la ministre du Commerce revêt une portée symbolique particulière. Pour Erick Blaise Ndong Aboghe, il ne s’agit pas d’une simple visite protocolaire : « C’est une marque d’intérêt véritable envers le volet culturel et une reconnaissance de l’importance accordée aux populations ogivines ».

Les deux autorités, elles-mêmes originaires de la région, n’ont pu rester indifférentes au projet. « Appelés par leurs racines, ils ont voulu voir comment le village ogivin se présentait, pour se retrouver et se ressourcer. Parce qu’au final, ils sont aussi ogivins », explique le Vice-président. Cette visite symbolise l’importance du patrimoine culturel comme lien unificateur entre les citoyens, quels que soient leurs rôles dans l’État.

Le brassage culturel, signature de l’Ogooué-Ivindo

Au-delà de la célébration, ce village ogivin représente une forme de libération culturelle pour la province. « C’est une occasion de faire un brassage, de montrer à tous les visiteurs que l’Ogooué-Ivindo est riche de sa diversité culturelle, relationnelle et humaine », souligne Erick Blaise Ndong Aboghe. Le village demeure ouvert à ceux qui souhaitent découvrir et comprendre les réalités ogivines -une invitation lancée au cœur des célébrations du 30 août.

Une maman expliquant aux personnalités le processus  pour une bonne cuisine.

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